Le pouvoir caché du gaming : jouer pour se sentir mieux.

Les jeux vidéo, bons pour le moral ? les jeux vidéo ne sont pas qu’un simple passe-temps. D’après la science, ils peuvent aider à améliorer la santé mentale. Tout dépend du type de jeu, de la façon de jouer et des personnes avec qui on joue.

Jeux vidéo et bien-être mental

Depuis des années, on se demande si les jeux vidéo sont bons ou mauvais pour le mental. Les nouvelles études montrent plutôt des effets positifs, surtout chez les jeunes qui jouent souvent.

Le psychologue Dr Nick Ballou explique que les jeux peuvent aider à mieux gérer ses émotions. Ce n’est pas le temps passé qui compte, mais la qualité du jeu. Il conseille de se demander : à quoi je joue, pourquoi et avec qui ?

Choisir un jeu adapté à son humeur peut même aider à se sentir mieux, parfois plus vite qu’en lisant, cuisinant ou écoutant de la musique.

Si vous manquez d'énergie (fatigue, ennui, déprime), optez pour un jeu dynamique ou stratégique. Si vous débordez d'énergie (stress, nervosité), privilégiez un jeu plus réfléchi. Et si vous êtes contemplatif, les jeux riches en émotions offrent un moyen de vivre quelque chose de nouveau et différent

Le jeu, mais pas que

Jouer ne doit pas être la seule façon de se sentir bien. Le Dr Ballou recommande aussi d’autres activités comme le sport, la méditation ou les loisirs créatifs.

Il faut aussi éviter les jeux qui stressent, frustrent ou ne donnent pas de plaisir. Et comme la plupart des jeux sont multijoueurs, il est important d’avoir de bonnes relations avec les autres joueurs. On peut jouer en équipe, en ligne ou à deux, et en discuter ensuite. Il faut aussi se protéger des comportements toxiques en ligne.

Les jeux, un espace pour se découvrir

Les jeux vidéo permettent aussi d’explorer qui l’on est. On peut y tester d’autres rôles, d’autres cultures ou même un autre genre.

Le Dr Ballou raconte que dans World of Warcraft, il a pu jouer un rôle de soignant qu’il n’aurait jamais eu dans la vraie vie. Pour certains jeunes, comme les personnes neurodiverses ou LGBTQ+, ces expériences sont très utiles pour se sentir mieux compris.

Mais attention : le jeu doit rester une partie de votre vie, pas toute votre identité. Il faut continuer à se développer aussi dans la vraie vie.

Nick explique : Ayant grandi dans les années 2000 dans une petite ville du New Hampshire, aux États-Unis, je n'ai pas eu beaucoup d'occasions d'explorer ce que signifiait jouer le rôle de gardien pour les autres, mais être guérisseur dans World of Warcraft m'a donné l'occasion d'expérimenter précisément ce rôle